
Le poste de police où Cédric P. a été placé en garde à vue,à Meda (Portugal),le 25 mars 2026. PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP L’ancien policier soupçonné d’avoir tué sa compagne et son ex-conjointe et qui a enlevé ses deux enfants a été placé en détention provisoire par le tribunal portugais,où il a été entendu,jeudi 26 mars,pendant plusieurs heures.
L’arrestation de Cédric P.,Français de 42 ans,alors qu’il était en compagnie de son fils de 12 ans et de sa fille d’un an et demi,avait mis fin,mardi,à une cavale de plusieurs jours qui l’a mené de l’Aveyron,dans le sud de la France,à la région de Guarda,dans le nord-est du Portugal.
Selon un document distribué à la presse par le conseil supérieur de la magistrature à l’issue de ce « premier interrogatoire judiciaire »,il est notamment soupçonné des crimes d’homicide aggravé,profanation de cadavre et enlèvement. Il est également mis en cause pour violences sur sa fille,falsification de documents et possession d’arme illégale,selon la décision du tribunal de Vila Nova de Foz Coa,situé à une quinzaine de kilomètres du lieu où le suspect a été interpellé,lors d’un contrôle routier.
Escorté par des agents de la police portugaise,Cédric P. a quitté le tribunal,jeudi peu après 22 heures (23 heures à Paris),en se cachant le visage avec les mains,ont rapporté des journalistes de l’Agence France-Presse.
Les investigations avaient débuté vendredi,à la suite du signalement d’un membre de la famille de la mère de l’adolescent. Celle-ci,qui travaillait pour une compagnie d’assurances,ne s’était pas présentée à son travail,ni son fils au collège.
Déchu de son droit de garde,le suspect,joueur de rugby à XIII de bon niveau,entretenait un rapport très conflictuel avec son ex-compagne,qu’il accusait sur les réseaux sociaux de mettre leur fils « en danger ». En 2021,il s’était déjà rendu illégalement en Espagne avec son fils pendant plusieurs semaines,ce qui lui avait valu une condamnation pour non-représentation d’enfant et harcèlement sur son ex-compagne.
Selon une source proche du dossier,il avait participé en 2023,avec d’autres pères ayant perdu la garde de leurs enfants,à des manifestations devant le tribunal de Rodez et la mairie de Villefranche-de-Rouergue,proche de Vailhourles et de Savignac.
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