
Deux chercheurs soupçonnent OpenAI de s’être appuyé sur leurs travaux pour parvenir à sa démonstration. (ADAM VAUGHAN / EPA)
Dans le monde des mathématiques,l'équation Navier-Stokes est un peu le graal. Elle est si importante que l'organisation pour la recherche Clay Mathematics Institute la classe parmi les sept problèmes dits du millénaire dont la résolution est mise à prix à un million de dollars. Cette équation posée par le Français Henri Navier en 1822,complétée par les travaux du physicien et mathématicien George Gabriel Stokes en 1845,doit permettre de mieux comprendre l'évolution de l'écoulement des fluides comme l'eau et l'air pour mieux l'anticiper sur la durée. En pratique,elle peut servir aux modèles de prévisions météorologiques ou la conception d'une aile d'avion jusqu'à la fabrication des semi-conducteurs.
Mardi 8 septembre,OpenAI a annoncé l'avoir résolue en 88 heures,soit moins de quatre jours,en mobilisant 10 000 agents IA et en recourant à un modèle encore plus performant que son dernier né (GPT-6 Astra) il y a tout juste une semaine. À l'arrivée,une production de 130 milliards de "tokens" (l'unité de mesure de l'IA,sorte de syllabes de lecture),pour un coût estimé à plusieurs millions d'euros. "C'est une étape significative de la recherche IA",a estimé Mark Chen,responsable de la recherche chez OpenAI,lors d'un point de presse.
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Reste que la résolution de cette fameuse équation Navier-Stokes n'est pas encore validée par la communauté des mathématiques,qui constitue la seconde étape fondamentale pour qu'elle soit acceptée. D'ailleurs OpenAI n'a pas l'intention de réclamer le prix du millénaire pour ce résultat.
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